Chers lecteurs ; pour les esprits un tantinet matérialistes  il se peut que cet article ne les passionne guère, mais ceux qui portent un peu d’intérêt à l’au-delà, liront peut-être.

Car c’est de l’autre côté de la vie dont je souhaite vous aborder ici et le travail monumental d’un homme qui a su au 19e siècle sortir des sentiers battus, mais dont tout de même, ce siècle, il paraît, a bénéficié d’une ouverture d’esprit très particulière où des scientifiques et des philosophes adhéraient sans complexe à des Cercles spirites, et où un homme qui mérite tout autant que d’autres, qu’on se rappelle tous les ouvrages qu’il nous a laissés, Allan Kardec, l’un des précurseurs et le fondateur de la doctrine spirite en France ; ( un codificateur pour Jean prieur auteur de nombreux ouvrages ) car les États-Unis et la Grande-Bretagne avaient déjà paraît-il beaucoup d’avance. Kardec scribe des Esprits ; merci pour ces ouvrages qu’il faut que nous nous fassions les rapporteurs ou les coursiers chez nous ; car jusqu’à maintenant la doctrine spirite de Kardec est restée une véritable référence en Amérique Latine et particulièrement au Brésil, sauf dans son propre pays la France. Et pour ceux qui peut-être, se rappellent un peu qu’au 19e siècle des Cercles spirites se réunissaient et exploraient l’au-delà, sans embarras, évoquaient les Esprits défunts, mais pas seulement, car dans les revues spirites accessibles à tous maintenant grâce à internet et dans les ouvrages bien sûr, on peut y lire les entretiens où les Esprits des vivants étaient aussi sollicités ; où dans ces réunions les participants interrogeaient les trépassés sur ce qui advenait d’eux à l’achèvement de leur vie et quelquefois même, à la demande particulière d’un des membres lors de son grand départ, juste après son dernier souffle (Entretien du 8 novembre 1861, publié dans la revue spirite de mars1862 aux entretiens d’outre-tombe à la page 73  entre le défunt adepte de la Société Kardec et le médium Madame Costel.) ; et ce, toujours dans le but d’une instruction. Le Cercle spirite d’Allan Kardec n’avait évidemment rien de secret bien au contraire ; après Le livre des Esprits publié en 1857 à son compte à ses risques et périls, car n’ayant pas trouvé d’éditeur comme il le précise lui-même dans la revue de juin 1862 à la page 182, et pour avoir lu ce recueil rédigé avec une rigueur implacable, tant la rédaction pourtant claire lors des entretiens avec les Esprits, est toutefois très rigoureuse tout au début du livre- rédaction classée, rangée et ordonnée ; car c’est justement d’abord en sa qualité d’enseignant et de pédagogue ainsi que pour de nombreux ouvrages écrits et de manuels scolaires pour l’instruction publique restés en vigueur jusqu’au 19e siècle qu’avait écrit Hippolyte-Léon-Denizart Rivail que Victorien Sardou un auteur dramatique et précurseur dans l’Art médiumnique membre d’un Cercle spirite, l’avait sollicité pour mettre de l’ordre dans une cinquantaine de cahiers déjà rédigés provenant de plusieurs communications avec les Esprits, reçues lors des séances de spiritisme ; mais dont Hippolyte-Léon-Denizart Rivail avait d’abord refusé à faire, car même s’il était un sceptique mais pas entièrement réfractaire, puisqu’il s’intéressait entre autres au magnétisme, il avait été aussi découragé par le fatras dans les feuilles qu’on lui avait remises (Source de plusieurs interviews avec Jean Prieur) et c’est à force de sollicitations lors des séances de spiritisme auxquelles il avait assisté qu’il finit par accepter et qu’il réussit à mettre de l’ordre dans les écrits pour ainsi donner Le Livre des Esprits et d’en faire à ses frais la première publication. Ainsi Hippolyte-Léon-Denizart Rivail devenait Allan Kardec, en janvier 1858 il sortait les revues spirites et dans la même année, Allan Kardec, fondait la Société parisienne des Etudes spirites ; en 1861, il publiait Le Livre des Médiums et bien d’autres ouvrages encore ; ses revues spirites se faisaient connaître dans toute la France entière, en Europe, et tout normalement dans le monde entier.

Le 21e siècle sera-t-il spirite ?

Même si absolument tous les thèmes sont abordés dans les livres et sans aucun tabou, les entretiens dans les revues spirites de1858 à1869, sont tout autant passionnants en particulier lors des entretiens d’outre-tombe. D’après les récits, une fois passé de l’autre côté, un trouble suit le grand passage ainsi les esprits ne semblent pas pouvoir réaliser tout de suite qu’ils ne sont plus de ce monde ; d’où l’incompréhension de n’être ni vus ni entendus par leurs proches et encore moins quand le décès arrive brusquement. Parfois même, certains se pensent encore vivants (revue de septembre 1864 Un Esprit qui se croit médium). Par l’intermédiaire de plusieurs médiums de la Société spirite, les esprits se communiquent et révèlent, si j’ose dire, l’état d’âme dans lequel ils se retrouvent ; l’amour et le bien-être ressenti et l’élévation dans lesquels ils sont d’avoir fait le bien aux autres car s’il n’est pas possible de pouvoir donner en aumône, disent-ils, terme de l’époque, il est possible de faire le bien en bonnes pensées, en bonnes actions et en bons conseils pour les autres ; mais c’est avant tout et toujours un regard plein d’amour afin que l’âme puisse s’élever grâce aux épreuves que celle-ci traverse ici-bas avec toujours à ses côtés un ange gardien des plus dévoués dont je cite un extrait d’une communication « Oui, quelque part que vous soyez, il sera avec vous : les cachots, les hôpitaux, les lieux de débauche, la solitude, rien ne vous sépare de cet ami que vous ne pouvez voir, mais dont votre âme sent les plus douces impulsions et entend les sages conseils. » fin de citation ; mais des épreuves prochaines d’autant moins faciles si l’âme a décidé de choisir la mauvaise voie. Et le mal-être, hélas, et la grande solitude dans lequel les esprits se retrouvent aussi, à cause des remords d’avoir fait du mal (revue de mars 1858 aux entretiens d’outre-tombe). Ne parlons pas des suicidés, ou si parlons-en, selon les entretiens, le suicide, ce pourquoi, si un homme ou une femme, décident de mettre fin à leur vie, ils ne feront que repousser les épreuves mais les conditions seront autant difficiles une fois de l’autre côté. Les esprits interrogés par les médiums de la Société spirite, donnent leur nom, les adresses auxquelles ils vivaient, ainsi que les métiers qu’ils exerçaient, les détails sur les conditions de vie et pour certains, si la possibilité en était donnée, expliquaient les causes du décès. Car ils n’ont pas tous la possibilité et même le droit de tout dévoiler. Ainsi parfois, on peut lire dans les revues qu’il est même défendu pendant un certain temps à quelques-uns de venir répondre à l’évocation des spirites (revue de mars 1861 à la page 79) ; aussi de sérieuses vérifications étaient faites, et même si parfois les médiums étaient trompés par certains esprits, ceux-là, étaient très vite démaqués par le langage et les termes que les défunts n’employaient pas de leur vivant. La connaissance des petits surnoms connus seulement par les plus proches parents et donnés aux gens de leur vivant aidaient également à reconnaître s’il s’agissait bien de la personne évoquée en témoigne ce récit émouvant entre tous les autres dans la revue de janvier 1858 Mère, je suis là ! C’est ainsi d’ailleurs, que les amis proches et les familles des défunts étaient consultés afin de s’assurer de reconnaitre ceux qu’ils avaient connu. À plusieurs reprises d’après les explications données dans la revue, les esprits selon qu’ils soient d’un ordre plus élevé, ont un langage largement supérieur aux Esprits qui le sont moins. Les mauvais farceurs qui répondent à la place d’un esprit d’ordre plus élevé se dévoilent par leur langage et leurs discours, par le fond et la forme, comme dans cette explication donnée dans la revue de Juillet 1858 Aux Esprits imposteurs. Il est presque primordial de commencer par Le Livre des Esprits nécessaire à la compréhension des prochains ouvrages et des revues, qui eux, feront référence au premier livre. Au 19e siècle, ce livre a transformé la vie de beaucoup de gens et parcours tranquillement son chemin depuis, où d’ailleurs, on peut lire dans les revues les lettres de remerciements de nos concitoyens et lecteurs de l’époque ; dont quelques-unes ont été publiées dans la revue spirite de janvier 1858 au titre Le Livre des Esprits et dont Kardec précise, je cite « Parmi les nombreuses lettres qui nous ont été adressées depuis la publication du Livre des Esprits, nous n’en citerons que deux, parce qu’elles résument en quelque sorte l’impression que ce livre a produite, et le but essentiellement moral des principes qu’il renferme.  » fin de citation. Livre qui a également bouleversé la vie et en a donné aussi un sens et dit-on, réchauffé les cœurs des ouvriers du 19e siècle où les conditions étaient difficiles où travaillaient aussi bien les enfants que les adultes ; mais que seuls les faiseurs de désespoir inquiets, qui sait, de voir mis en cause un idéal qu’ils n’accordent probablement que la valeur à ce qu’ils ont amassé dans toute la vie, de peur de n’en avoir jamais assez, et qui en plus, n’emmèneront rien après leur mort.

But final de l’Homme sur la terre ?

Pour conclure cet article, dans une des communications de la revue de mars 1864 un esprit explique par l’intermédiaire du médium M. D’Ambel, le but final de l’homme sur la terre, où on ne doit pas lutter contre le progrès des machines qui remplacent et remplaceront le labeur des hommes, même si grâce ou à cause de leur découverte des milliers « succombent » car le progrès des machines en soulageront des milliers d’autres. Le but de l’homme n’est pas de servir de machine ni d’outil de travail ou même, disent-ils, de cheval de manège comme ce fut le cas bien avant dans les durs travaux, mais sa pensée et son intelligence doit être plus sollicité, où je cite un extrait de la communication « L’ouvrier est appelé à devenir ingénieur, et à voir substituer à ses bras laborieux des machines plus actives, plus infatigables et plus précises que lui ; l’artisan doit devenir artiste et conduire le travail mécanique par un effort de sa pensée et non plus par un effort de ses bras. Là est la preuve irrécusable de cette loi si large du progrès qui régit toutes les humanités. »  Fin de citation

Autre extrait de cette même communication importante à retranscrire après le premier, je cite « Ne donnez pas, je vous prie, à mes paroles un sens par trop révolutionnaire ; non ! mais laissez-leur le sens large et supérieur que comporte un enseignement spirite qui s’adresse à des intelligences déjà avancées et prêtes à comprendre toute la portée de nos instructions. Il est constant que si, d’aujourd’hui à demain, l’artisan abandonnait le métier qui le fait vivre, sous prétexte que, dans un temps donné, celui-ci sera remplacé par un mécanisme ou toute autre invention, il est constant qu’il suivrait une voie fatale et contraire à toutes les leçons que le Spiritisme a données. » Fin de citation

Et pour terminer un dernier extrait je cite « L’homme est un agent spirituel qui doit arriver dans une période non éloignée à assouplir à son service et pour toutes les opérations matérielles la matière elle-même, en lui donnant pour unique moteur l’intelligence qui s’épanouit dans les cerveaux humains. »  Fin de citation.

Cette page sur Le but final de l’homme sur terre n’est évidemment pas la conclusion de tout l’ensemble des revues de 1858 à 1869, dont il a été impossible de tout lire en aussi peu de temps, ni même une conclusion des deux premiers livres, car il y a beaucoup d’autres livres dont je vous propose de chercher vous-mêmes, et je n’ai pas non plus assez approfondi le sujet trop vaste pour me permettre d’en tirer cette conclusion et finalement chacun en tire la conclusion qu’il veut après avoir lu toute l’œuvre de Kardec. C’est une communication, parmi beaucoup d’autres, qui abordait le but final de l’homme sur terre. Cet article sûrement modeste en référence et en information pour les connaisseurs d’Allan Kardec, a été l’occasion de vous faire partager ce dont je n’avais jamais eu connaissance auparavant, la doctrine spirite d’Allan Kardec, étudiée même encore, après la mort de son fondateur.

L’article ne contient pas de source(s) wikipédia.

Article réactualisé : pour vous parler d’une expérience de télépathie que France Culture proposait le 06 octobre de 23 h à 00h avec les auditeurs et les invités sont :

Le lien ici

Pascal Rousseau  : historien de l’art, enseignant à l’INHA et commissaire l’expo « AURA » qui se tiendra en juin 2015 à Pompidou Metz. Il prépare un livre/catalogue sur la télépathie et ses rapports avec l’avant-garde et l’art abstrait.

Djohar Si Ahmed, docteur en psychologie et psychanalyste, auteur de : Pour une psychanalyse des expériences exceptionnelles (Harmattan). Mène des groupes d’entraînement collectif à la télépathie.

Henry Vignaud, medium depuis plus de 30 ans.

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