Éditions  Guy Trédaniel

Livre dont a parlé Daniel Goldschmidt hypnothérapeute, un homme d’une grande gentillesse, avec une belle ouverture d’esprit,  lors d’une émission sur Radio ici & Maintenant !

Lorsque Jean-François Houssais a vécu trois sorties de corps spontanées, deux lorsqu’il était enfant et qui fut une expérience angoissante pour l’enfant qu’il était et une autre  en 1961 lorsqu’il était médecin en Algérie et qui fut la plus « longue » et la plus impressionnante, personne ne parlait d’OBE, ni même de NDE.

Et si nous, nous avons internet et même les livres, comme le dit l’auteur ; lui à l’époque n’avait absolument rien à quoi se raccrocher aucun témoignage ; et le livre de Raymond Moody n’est venu que 12 ans plus tard.  De vivre ce qu’il a vécu en décidant de garder cela pour lui ; un état dont personne ne parlait à l’époque ; il faut être sacrément bien ancré pour garder la tête sur les épaules.

Et c’est sans doute grâce au fait qu’il ait été médecin qu’il a pu analyser totalement seul, ce phénomène hors du commun.

En tant que lectrice qui a pourtant lu et entendu beaucoup de récits de NDE ou d’OBE, pour aller vite, c’est assez déstabilisant ; lorsque, enfant, il fait une deuxième sortie de corps spontanée et qu’il est terrifié et se croit mort, il se précipite vers ses parents cherchant alors à les prendre dans ses bras, ses parents ne le voient pas et ne l’entendent pas, et c’est alors qu’il décrit une scène assez étrange dans l’étrange, je cite :

« Je me rappelle avoir saisi un sourire chez ma mère mais c’était un sourire « figé », un sourire « lent » qui se prolongeait. »

Le lecteur comprend assez vite et cela doit même lui sauter aux yeux, que le temps dans lequel il se trouve pendant cette deuxième sortie de corps et le temps où nous sommes, n’est visiblement pas le même. L’auteur abordera justement le sujet plus tard dans le livre.

Dans ces ou ses trois récits que vous découvrirez peut-être, il y a quelque chose qui m’interpelle :  l’auteur n’aborde pas ce que beaucoup d’expérienceurs  abordent pourtant, les fameux craquements lorsqu’ils font des sorties de corps, alors est-ce le fait que ce soit justement une OBE et pas une NDE, et que cela survient spontanément ? à la troisième sortie de corps non plus, qui reste pourtant la plus impressionnante, il n’y a rien à ce sujet.  Mais ce n’est qu’un détail.

Concernant la suite du livre :

Pour le reste du livre, l’auteur aborde ensuite dans le chapitre III, le chaos de l’HOMINISATION, l’Homme et son origine, jusque là tout va bien mais par la suite, j’ai fini par  décrocher, car hélas, je l’ai trouvé ennuyeux et très « technique » et tout y est intellectualisé.  Je m’excuse auprès de l’auteur avec tout le respect qui lui est dû, mais je me demande si l’auteur ne s’est tout simplement pas fait plaisir ; oui, biologie moléculaire et cellulaire au CNRS, (mais tout le monde n’est pas scientifique ) mais à la finale, pour ma part, j’ai été un peu déçue.

Donc au départ le livre est passionnant mais le reste, est ( mots qui ne sont pas les miens mais que je reprends à mon compte) une artillerie trop lourde.

 Note : Maintenant on peut définir les OBE des NDE. Les NDE surviennent lorsque notre corps se trouve en danger. Les OBE surviennent spontanément sans que rien ou presque, ne puisse les provoquer.

Note : Le passage du sourire figé, a fait jaillir en moi des réflexions et des questionnements. Et si nous nous (la conscience ) trouvions en fait dans un autre espace-temps lors des NDE ou des OBE, voire après notre mort tout simplement. ( Communément appelé au-delà) Dans quelle dimension  se retrouvent alors ceux qui font des NDE et des OBE, et même les défunts. ( L’espace-temps ) Et s’ils se déplaçaient justement à la vitesse de la lumière au point que nous ne puissions pas les voir ce qui expliquerait que l’auteur comme beaucoup d’autres expérienceurs dans ces cas-là, ne puissent pas contacter leurs proches !  Lors du récit, l’auteur écrit que lors de sa troisième OBE,  alors sorti de son corps et qu’il le regardait indifférent sur le lit, et qu’il en vit un deuxième au plafond, là, concernant la vitesse,  je cite un extrait  page 34 « Mais toutes mes réflexions furent subitement interrompues. Je me trouvai soudain dans un flux puissant qui m’entraîna vers le haut à une vitesse considérable […] page35 la dynamique du processus était si rapide que j’en perdis le contrôle. […]mais les vitesses et accélérations du flot étaient indescriptibles tant elles étaient élevées. » C’est ce qu’on lit très souvent lors des récits, de NDE, et je ne peux m’empêcher de repenser au récit de Mark Horton décédé le 7 septembre 1996 ; voici un passage, parmi d’autres, qui m’avait déjà frappée à l’époque lorsque je l’ai découvert en 2008. Je cite  » Je n’avais qu’à penser à un lieu ou à un temps donné pour m’y retrouver aussitôt, connaissant tout de l’endroit, de l’heure et des personnes présentes. » et « J’ai littéralement eu le sentiment que j’étais partout dans l’univers en même temps. »

Article réactualisé le 04/02/2017

______________________________________________________________

Editions Guy Trédaniel ici

Publicités