Publié et écrit par simple citoyenne le jeudi 29 octobre 2015 sur Agoravox site d’actualités

Au départ il s’agissait d’une séquence de quelques minutes qui a attiré l’attention de quelques internautes éberlués par la réaction d’une journaliste face à Pierre Rabhi, que même l’expérience de toute une vie passée comme agriculteur, a entendu s’exclamer une énormité qu’il faut au moins avoir écouté pour y croire, et c’est d’ailleurs pour cela que je vous laisse découvrir cette séquence de l’émission « les grandes questions du 16/10/ 2014 » à 1 minute 12 de l’extrait ci-dessous.

Séquence que vous pouvez évidemment visionner sans attendre, au lieu de lire l’article pas assez cruel à mon goût envers la secte télévisuelle et sa courtis’ânerie habituelle.

Les invités étaient donc Pierre Rabhi ; Matthieu Ricard ; Stéphane Le Foll et Mazarine Pingeot.

Plus deux ovnis, deux journalistes où pour l’une, très représentative des journalistes qui parfois, ou même très souvent, n’élèvent jamais guère ces débats, bien au contraire, car selon l’une d’elles, les informations que donne Pierre Rabhi auraient une dimension « un peu complotiste ». Affligeant.

Mais qui sait comme pour le faire exprès, car évidemment un débat très utile, qui s’il arriverait à convaincre des téléspectateurs, c’est-à-dire, les trois pelés et un tondu que les chaînes arrivent encore à garder bien au chaud, il desservirait sans aucun doute la cause  de l’industrie agroalimentaire dont il a fallu mettre au moins une cruche sur le plateau, pour donner l’alerte du complot, on ne sait jamais, on ne prendra jamais assez de risque pour protéger ses arrières.

Preuve en est, le cas de Philippe Verdier.

Mais je ne peux une fois de plus m’empêcher de me lamenter en remarquant que dans la boîte à c… la sacro-sainte différence de traitement persiste entre ceux qui n’ont rien à prouver d’autre seulement que par « une aura » célèbre de leur simple présence et ceux qui ont toujours tout à prouver chaque jour malgré l’expérience d’une vie entière.

Car malgré l’affabilité de Mazarine Pingeot dans l’émission où elle surnomme quand même injustement Pierre Rabhi de gourou où hélas elle ne fait que répéter ce que d’autres persiflent ici et là, adoubée par la clique de lèche-bottes et des flagorneurs télévisuels et de fait, l’invitée, il faut le dire, même si ce n’est pas élégant, l’invitée d’honneur, rien que par sa simple présence d’ancienne enfant cachée de Mitterrand, une place d’honneur gagnée d’avance et à qui personne ne demandera jamais de compte et qu’au moindre de ses sourcillements les animateurs serviles guetteront avec inquiétude au cas où et qui peut user des surnoms tels que gourou sans que personne, là, encore ne demande de compte, car justement, c’est par un silence assourdissant que les invités y consentiront, sauf, bien sûr, le concerné.

Contrairement à d’autres qui passeront, eux, toute une existence à prouver par la pratique et par leur longue expérience qui a pourtant porté ses fruits, s’époumoneront de studio télé en studio télé, de conférence en conférence, pour enfin faire naître une réflexion toute simple, celle du respect de la terre et de la vie.

Mais revenons à la séquence qui a fait bondir les internautes, car la fin des débats sera évidemment sans surprise, au point même que Pierre Rabhi se demande pourquoi il est là, et la citation, « Il n’existe que deux choses infinies : l’univers et la bêtise humaine, mais pour l’univers je n’ai pas de certitude absolue. » n’aura jamais été aussi bien portée.

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