Publié sur le site d’actualité citoyenne Agoravox le 18 fev 2015

Les architectes sont attachés à la créativité et aiment nous faire des immeubles et des habitats parfois immondes ? Alors ça tombe bien, moi aussi, je suis très attachée à la créativité et j’aime jouer avec les mots. Pour eux cet article n’est qu’un sale quart d’heure à passer, mais pour nous et pour les autres, dans les tours HLM de plus de 100 mètres et des immeubles farfelus, c’est souvent toute une vie.

C’est en voyant certaines horreurs architecturales dans lesquelles habitent les Français, que je m’interroge s’ils ne payent pas la mauvaise orientation de ces architectes presque criminels, qui ont raté leur vocation, celle dont on ne sait pas quoi, mais surtout, celle dont on sait sûrement, qu’ils n’auraient peut-être pas dû être dans l’architecture. En regardant ces quelques monstruosités et ces bizarreries presque obscènes construites ici et là, en guise de logements sociaux et dans lesquels les Français sont obligés de survivre, on est au moins sûr que ce n’était certainement pas dans cette branche où ces gens à l’ego aussi démesuré que les tours dans lesquels on suffoque, qu’il ne fallut pas qu’ils persévérassent. Oui c’est dégueulasse. Car en plus, les stylistes de la brique et du béton, se prennent pour des génies de la construction et s’en donnent à cœur joie, en faisant construire à partir de plans qui semblent à d’autres architectes parfois nébuleux, source ici des architectes vraiment dégoûtés. Oui que je plains les ouvriers du bâtiment qui ne doivent pas vraiment rire d’être à la merci de quelques modistes à plat ventre, à chaque décision de réhabilitation des quartiers et de petites cuisines politiciennes ; car les ouvriers en plus de construire, déconstruisent au péril de leur vie aussi, les petits chefs-d’œuvre des maestros de la bétonnière.

Propos écœurants et méprisants de l’architecte Édouard François

Voici ce qu’a dit l’architecte Édouard François concernant les logements sociaux « C’est donner de la confiture aux cochons. » quand il voit les pauvres meubles des habitants venir polluer son œuvre poursuit le journal. Au journal  Libération en 2008. et à lire ci-dessous en capture d’écran.

Voici ce qu’a dit une nouvelle fois l’architecte Édouard François « On m’a demandé de faire du beau. Mais cela n’avait aucun sens de faire de la beauté à cet endroit. Elle aurait été comme abandonnée en plein carrefour »  lors de la conférence sur CSTB concernant les maisons sur les toits dans le Val de Marne. À lire ci-dessous en capture d’écran. C’est une honte.

Sans doute aurait-il fallu pour le bien de tout le monde qu’ils n’aillent pas bêtement jeter l’argent de papa et de maman par les fenêtres ou les hublots, à se payer et à persévérer dans des études qui desserviraient plus tard à détériorer notre vue et surtout notre vie avec des blocs géants en béton armé qui n’en finissent pas, dont je me demande si les plans de certains habitats ne sont pas un plagiat de quelques gribouillis d’enfants piqués dans les maternelles ; ou au contraire, qu’il aurait été plus audacieux pour ces grands penseurs urbains, de demander à recevoir des cours des plus petits qu’eux, car même les tout-petits enfants quand ils dessinent des maisons ont toujours l’idée d’une jolie maison familiale et chaleureuse pour leur papa et pour leur maman. Mais peut-être que l’esprit adulte est, qui sait, légèrement corrompu par les années de cocktails et de fêtes parisiennes entre bobos caviars qui sait ?

Je pense donc vous êtes.

Si c’est pour nous construire des caricatures d’habitations toutes droites sorties du délire d’un petit microcosme qui sent bon le parfum Chanel, fait de petits rires joyeux provoqués par des petites coupes de champagne, à quoi servent donc les études d’architecture. On se le demande. Mais c’est peut-être ça être un intello caviar ; c’est penser le monde pour les autres et de penser pour les autres ! Je pense donc vous êtes.

Béton armé.

Ces blocs géants en béton armé de plus de 100 mètres de hauteur, dont les balcons cuisent dans la torpeur des étés et d’ennui, de ceux qui suffoquent et qui ne partent pas, ou peu, et qui pour reprendre de l’air pendant les périodes estivales, descendent en bas de chez eux, comme des poissons rouges privés de leur oxygène. Des blocs géants de verre et de béton, parfois décorés ici et là de cache-misère, au gré des politiques de la ville, des nouveautés complètement incongrues dans des quartiers qui n’avaient vraiment pas besoin de ça pour finir complètement défigurés et qui participent au mal-être des individus ; des crimes architecturaux dont on ne cesse pourtant de dénoncer tant certaines habitations sont vraiment déprimantes et dont même beaucoup d’autres architectes, eux, normaux et humains, dénoncent les dérives d’habitations créer par de bons communicants plus que par de vrais architectes ; comme dans l’article savoureux, Faut-il pendre Édouard François, Édouard François et qui se fait carrément allumer par un confrère, mais qui malgré cela ne décourage en rien, ceux qui ne résistent pas aux chants des sirènes de la boboïtude et que vraiment rien n’arrête car à la vue du futur pactole et de la très grande réputation qui les attendent pourquoi refuser ; pactole avec quoi, ils vont s’offrir la grande maison de VOS rêves.

Les petits architectes n’habitent pas dans ce qu’ils font« construire » !

La question que je me suis toujours posée, c’est : mais comment sont les maisons de ces as du béton, qui nous pondent depuis des lustres des habitations moches, sans âmes et laides, dans lesquels les pauvres gens se meurent à petit feu, comme la grenouille dans le récipient. C’est un peu, mais, excusez-moi chers lecteurs, de sortir du sujet, à l’exemple de Steve Jobs, et de bien d’autres, qui ont avoué que les nouvelles technologies dont ils étaient pourtant les concepteurs, étaient interdits sous leur toit, pour leurs petits enfants chéris, eh oui, la m…. c’est toujours pour les autres. Donc comment sont les habitats de ces chers architectes qui nous font, à nous, du moche et qui en plus, qui ne se cachent même pas ! La preuve ci-dessus.

Et pour conclure, je vous propose une capture d’écran de la définition exacte de la citation « C’est donner de la confiture aux cochons. »

7 tours sont en projets sur Paris et sa région, de 100 mètres à plus de 300 mètres de hauteur. Source W.

Eh oui heureux qui comme une architecte et promoteur.

 

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