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Parmi les signataires, Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine, Claude Cohen-Tannoudji, prix Nobel de physique, Albert Fert, prix Nobel de physique, Serge Haroche prix Nobel de physique

Parmi les signataires, Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine, Claude Cohen-Tannoudji, prix Nobel de physique, Albert Fert, prix Nobel de physique, Serge Haroche prix Nobel de physique © Radio France

Sept prix Nobel français et un lauréat de la Médaille Fields ont déploré lundi dans une tribune publiée dans Le Monde la décision du gouvernement de procéder à d’importantes annulations de crédits pour la recherche, qui « s’apparentent à un suicide scientifique et industriel ».

Dans une tribune publiée dans l’édition du journal Le Monde datée du mardi 24 mai, huit personnalités du monde de la recherche (Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine, Claude Cohen-Tannoudji, prix Nobel de physique, Albert Fert, prix Nobel de physique, Serge Haroche prix Nobel de physique, Jules Hoffmann, prix Nobel de médecine), Jean-Marie Lehn, prix Nobel de chimie, Jean Jouzel climatologue, vice-président du Giec au moment où celui a reçu le Nobel de la Paix et Cédric Villani, médaille Fields, la récompense la plus prestigieuse en mathématiques) ont fait part de leur consternation après la décision du gouvernement de procéder à d’importantes annulations de crédits pour la recherche.

Un suicide scientifique et industriel

Ils s’inquiètent notamment d’un projet de décret du gouvernement prévoyant d’annuler 256 millions d’euros de crédits dans le domaine de la recherche et de l’enseignement supérieur. Un véritable « suicide scientifique et industriel » disent-ils dans cette tribune. Ce « coup de massue » vient « confirmer les craintes régulièrement exprimées »: « La recherche scientifique française, dont le gouvernement ne cesse par ailleurs de louer la grande qualité (…) est menacée de décrochage vis-à-vis de ses principaux concurrents dans l’espace mondialisé et hautement compétitif de la recherche scientifique. » « Ce coup d’arrêt laissera des traces et pour de longues années », disent-ils. « Il n’y a pas de nation prospère sans une recherche scientifique de qualité. Puisse le gouvernement français entendre cet appel », concluent-ils.

Le gouvernement tente de rassurer via un communiqué publié dans la foulée

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et son secrétaire d’Etat Thierry Mandon, répondent que ces annulations « n’auront aucun impact sur l’activité des organismes de recherche ». « Il s’agit de mobiliser en particulier leurs fonds de roulement disponibles et leurs trésoreries, sans mettre en cause l’exécution des budgets prévus », déclarent-ils dans un communiqué conjoint.

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