Sous l’illustration s’y cache une vidéo.

Ce texte est inspiré de faits réels, suite à un reportage sur les geôles d’Amérique du Sud, où ceux que les anciens prisonniers nommaient oiseaux, étaient les nouveaux arrivants, qui hélas, pour certains, passeraient par des choses terribles.

Illustration d’un membre du gang de la 18e Rue, un des plus violents d’Amérique centrale.

Un membre du gang de la 18e Rue,... (Photo: Tomas Mutina, The New York Times)

J’étais comme sur la mer,

mais soudain, la mer est devenue mauvaise.

Alors, j’ai été emporté par le courant

qui m’a emporté là.

Là, où je suis.

Là, où la violence est légion,

là, où tatoué comme un chef indien,

pleins d’insignes et de galons,

Les verbes ne servent à rien.

J’ai suivi le troupeau,

comme un idiot.

Sur cette mer mauvaise,

emporté par le courant,

J’ai échoué là.

Là ! Où je suis maintenant.

Dans ma geôle.

Avec mes mille compagnons.

Et pour compagnies,

nos mille crimes et délits.

Là ! Où, comme on dit chez nous,

Je suis arrivé oiseau,

Où je suis devenu vautour.

Mais que Dieu me pardonne,

je ne suis qu’un homme !

2007 Simple citoyenne

( Merci de demander à l’auteur si vous souhaitez reproduire le texte )

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