Article romancé !

Publié et écrit par Simple citoyenne sur Agoravox journalisme citoyen et participatif le 7 mars 2016

C’est peut-être dans un grand moment de solitude et de désarroi, en se remémorant, qui sait, l’accueil chaleureux à Wallis-et-Futuna, îles aux senteurs des fleurs de tiaré, aux sourires et aux bras enjôleurs, que finalement épuisé, s’affalant de tout son long, sur son lit d’homme normal, après la salve d’insultes au salon de l’agriculture où son image fut abîmée, s’attristant peut-être que personne ne l’aimait plus, s’endormant peut-être, ce soir-là, en humant les dernières exhalaisons d’un doux parfum d’un soutien-gorge oublié, en souvenir d’un passé léger et pas si lointain, où les femmes ; beaucoup de femmes, aimaient à s’entendre conter des blagues rigolotes et redoutables, (d’après une journaliste), et qui riaient, elles au moins, ‘à pleines dents’, où parfois leurs rires, perçaient les rares nuits paisibles de l’Élysée, rires qui faisaient sans doute, au passage, siffler les quelques oreilles des ex, délaissées, par monsieur normal.

 

Femme qui rit, totalement dans son lit !

Des rires agréables et légers qui laissent voir des cous sensuels, avec des jetées de chevelures, perlant sur de belles épaules cuivrées, car, femmes qui rient, peuvent finir, eh hop là ! dans son lit.

Ces belles femmes, mille fois plus belles que lui, et qui le rendaient beau, lui, l’homme normal, l’homme banal, que personne ne regarde quand il est seul.

D’ailleurs il ne s’est jamais aimé, c’est pour ça qu’il est cruel avec les autres ; et en particulier les femmes. Il est de la race des hommes pas très beaux, parfois laids et cruels avec les femmes, parce qu’elles sont belles, et pas lui.

À l’ENA c’était pareil, la très jolie Ségolène que beaucoup de bels hommes courtisaient, et lui, sur qui personne ne se retournait jamais, est arrivé à avoir la jolie Ségolène ; il s’est toujours demandé comment d’ailleurs. C’est dur pour un homme de ne pas être beau ; il faut qu’ils travaillent plus que les autres, ou qu’ils soient plus marrants ou plus délicats ; les hommes aiment posséder, et quand ils n’y arrivent pas, ils deviennent aigris et méchants. Ils rendent la vie impossible aux autres et rendent très souvent jalousent leurs belles compagnes pour se donner de la valeur et leurs compagnes amoureuses et aveugles qui ne voient rien, alors qu’il suffirait simplement qu’elle largue l’homme banal et ses blagues redoutables ; pour un homme plus beau et délicat.

C’est peut-être dans un grand moment de solitude, qui sait, que le Président normal s’est soudain rendu compte avec une angoisse presque toute douloureuse, que non seulement plus personne ne l’aimait, et qu’en plus, il s’était mis à dos, les agriculteurs et les agricultrices, les conducteurs et conductrices de taxi, les VTC, les Calaisiens et les Calaisiennes, les syndicalistes et des centaines de milliers des-contre-mariages pour tous, bref, qu’il s’était mis à dos presque la France entière, et pire que tout, parmi tous ceux-là, les femmes surtout. Ce fut sans doute la goutte.

 

Recherche nouveaux électeurs désespérément.

Le Président normal s’est soudain rendu compte qu’avec un million de signatures lancées contre son gouvernement, tout ça, à cause d’une vilaine féministe, trop intelligente qui refusait la loi travail, loi du larbin, qu’il fallait qu’il reprenne vite la main et que les féministes allaient voir ce qu’elles allaient voir.

En hommes presque intelligents et ‘redoutables’, il allait donc conquérir les féministes et reconquérir les femmes, et dire combien la place de celles-ci, est si chère à son petit cœur de président normal.

Les opportunistes !

Et c’est avec un calcul « tout impertinent » et une idée toute « lumineuse » d’un technocrate opportuniste, après bien sûr, l’idée sur la déchéance de nationalité, l’homme qui sans cesse retourne sa veste et qui finira un jour par retourner son pantalon, accorde une super interview dans un magazine prout-ma-chère, qu’aucune vraie féministe n’a sans doute même pas le temps d’en lire une ligne, ou peut-être rarement ; ou pire, encore, dans ce magazine lui-même opportuniste, le prout-ma-chère, qui saisit l’occasion de faire parler de lui, fait perdurer et rabaisse la femme avec des clichés ignobles, celle de la pauvre femme soumise à l’attraction sexuelle des hommes de pouvoir, eh oui, ce sont les féministes qui vont être contentes, car ce même magazine qui donne la parole à l’homme qui veut décidément reconquérir les femmes, ce même magazine prout-prout, publia il y a trois ans, un sondage débile repris pas tous les médias et sondage qui ne date même pas des années 50, non, mais du 5 Juillet 2013, Ifop à l’appui ! 

Autrement dit, avec un président qui veut désespérément reconquérir les femmes, avec l’appui d’un magazine, aux sondages malsains et douteux pour les femmes, on pourrait croire à une bonne blague que monsieur normal a peut-être voulu faire ; une blague pour faire rire les femmes sans doute ?

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