Je précise que l’accueil c’est considérablement amélioré depuis.

Article écrit par Simple citoyenne, publié sur Agoravox  mardi 9 juillet 2013

Un sanctuaire aussi silencieux qu’une église, et quelques chuchotements, des clients qui finissent par être à l’image du magasin, donnant presque l’impression bizarre de léviter calmement autour des rayons ; « c’est fou » me dis-je, « les clients ont l’air de savoir ce qu’ils cherchent » Quand c’est à peine s’ils osent même vous aider en vous voyant désespérément chercher à traduire la composition d’un produit ; c’est très étrange mais quand les clients nous aident, ils chuchotent leur aide presque à l’oreille, comme s’ils se trouvaient dans une bibliothèque ; comme s’ils compatissaient à notre honte de ne pas connaître, c’est vrai, ce qu’il y a en rayon. Les vendeurs, eux, vous accueillent aussi chaleureusement que le freezer d’un frigo ; que dis-je, que plutôt vous accueillez ; car c’est vous qui avez l’audace de leur dire bonjour. Oui incroyable. Non ce n’est pas un monde parallèle, ni la quatrième dimension, c’est un magasin bio. Ambiance.

Quand on se trouve dans un magasin bio, cela se sent par une ambiance très particulière ; oui, il y flotte un parfum d’arrogance ; on a l’air d’un intrus qui débarque de son vieux supermarché et qui, c’est vrai, voudrait bien aussi profiter des super bienfaits tant vantés des fruits et légumes si extraordinairement naturels et sans pesticides et qui vont nous donner bonne mine pour en avoir bien mangé et se vanter auprès de ses amis, « MOA nouvellement bobo, je mange bio, et c’est pour ça que je ne suis plus malade, et que j’ai les joues toutes roses, allez les gueux, je ne vous cause plus, écartez vous de mon chemin, on n’est plus de la même caste et on n’est plus copain. » -humour- oui on aimerait quand même bien, mais on n’est pas très à l’aise parce que dans les magasins bio, on ne vous sourit que rarement, voire jamais, et on regarde le client un peu de haut.

Une construction pseudo élitiste qui semble se bâtir sur du vide ?

Mais là, eurêka !! Car telle a été soudain mon interprétation. Peut-être, oui peut-être, qui sait, est-ce là, le meilleur moyen de décourager les clients légitimement soucieux, de venir poser des questions surtout pointues sur les produits qu’avec précaution ils envisagent d’essayer ?

Concernant les compléments alimentaires, quand les clients s’attardent pour poser les questions qui leur sont nécessaires, et qu’on leur fait sentir assez rapidement que ça devient long ; alors que l’information est importante ; et que, s’il y a, dit-on, des bénéfices concernant ces produits visiblement à la mode, et dont tout le monde fait l’éloge, et bien pour en avoir pris, très franchement, je n’en n’ai jamais ressenti aucun bienfait ; bref…en tout cas « on » a vraiment l’air de déranger.

Même mon hypermarché à plus de saveur.

Mais alors, là aussi, il y aurait une caste ? Une élite ? Des pontes ? Dont moi petite consommatrice d’hypermarché, en serais-je privé ?

 

Non seulement les produits bio sont chers, les vendeurs vous informent mal et l’accueil y est déplorable.

Finalement, je préfère encore rester dans mon supermarché habituel et d’aller chez mon primeur habituel, qui sont, en plus, (les primeurs) de moins en moins nombreux ; où là, ils ne sont ni arrogants, ni prétentieux et en plus souriants dès le matin ; oui là, où les primeurs savent encore parler de leurs fruits et légumes avec amour ; et, surtout, les clients sont sympas et, où, quand on demande un renseignement, les clients s’entraident en parlant normalement tout simplement.

Mes pieds dans un bio machin, sera, peut-être, mais peut être seulement, quand ils seront à des prix à peu près acceptables et surtout, surtout, quand l’accueil sera commerçant, car l’accueil est vraiment limite.

 

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