À l’exemple de Maud Fontenoy,  écologue comme elle s’est décrite lors de son passage dans on n’est pas couché du 12 avril 2014, qui fait campagne pour les OGM, les pesticides, le nucléaire, le diesel et le Gaz de schiste, dont l’herbicide qu’elle n’utiliserait pas, puisque à la question posée par Jean-Jacques Bourdin lors de l’interview du mardi 23 juin 2015 « vous l’utilisez, vous le Roundup ? » visiblement prise de court par la question, elle avoue sans honte, presque à deux doigts de répondre « Euh ! n’ moi, j’utilise cette merde, non, sûrement pas !… »

Je rassure les lecteurs, ouf, elle sait rester polie, elle n’a pas dit la vérité.

Ou plutôt, elle ne l’a pas dite comme ça, elle a répondu « Euh ! n’ moi, j’utilise le Roundup, non, sûrement pas ! » mais l’intonation, elle, y était, c’était comme un cri du cœur.  Revoir si vous le souhaitez la vidéo à partir de 18 minutes et 40 secondes.

Oui, si elle n’est qu’à deux doigts de se lâcher sur ce quoi elle nous fait gaiement la promotion, elle en fait un beau quand même, désolée, pour dire qu’elle n’utilise sûrement pas, ce pour quoi justement elle nous fait la promotion. Hélas, la lumière des projecteurs rend accro.

Ouf ! Monsanto, l’a donc échappée belle pour cette fois !

 

Slurp ! ? I’m a lobbyst, I’m not stupide

« Ce photo montage est une fiction. Toute ressemblance avec des événements ayant eu lieu, n’est que pure coïncidence. »

Et encore moins Patrick Moor, mis à l’épreuve de boire un herbicide par le journaliste de Spécial Investigation, qu’il jugeait pourtant potable, mais qui finalement, s’est très vite repris, lui aussi, mais pour soudain quitter l’interview brutalement, en insultant le journaliste, car jugeant qu’il n’était pas stupide, lui, le lobbyiste dans toute sa splendeur, au point de boire ce toxique ou herbicide, appelons ça comme on veut, herbicide pourtant potable à ses yeux quelques secondes plutôt.

Car cette cochonnerie non plus n’est pas bonne pour lui, cette cochonnerie, elle n’est bonne que pour les autres. Oui, il n’est pas stupide le lobbyiste cupide !

Bref ; si cet herbicide n’est pas bon pour l’une devenue fan des lumières des projecteurs, mieux que la lumière du soleil et des mers polluées par BP en passant par les centrales de Fukushima, d’Ouest en Est, si ce n’est soudain plus potable pour l’autre, qui s’est repris juste à temps, Dieu merci, pour son employeur Monsanto, qui là, aïe ! aurait été accusé de ce dont justement on l’accuse, d’empoisonnement, où au moins on en aurait vu l’effet immédiat devant toutes les télévisions du monde entier, faute, hélas, de ne pas voir l’effet à trop long terme.

Décidément, oui, il s’en est fallu de peu cette fois encore pour Monsanto, le lobbyiste pas stupide mais cupide, a eu la présence d’esprit de ne pas vouloir s’empoisonner avec le poison potable devant les caméras du monde entier.

 

EFSA & Lobbys ?

Même si ces deux mauvais commerciaux ont réduit à néant leurs propres arguments en moins de quelques secondes, qu’à cela ne tienne, il n’en fallait pas moins pour compter sur la horde des bons vieux caniches bien dressés les bienveillants valets lobbyistes, pour repartir à l’assaut et de ne surtout pas lâcher le bon gros nonos, l’Autorité européenne de sécurité des aliments.

 

Ségolène Royale s’interroge sur le poids des lobbies à l’échelle européenne.

Car l’EFSA nous apprend par un communiqué de presse du 12 novembre 2015, reprise par les médias et comme l’indiquait également l’auteur « des nouvelles du Front » sur Agorvox, que celle-ci, a jugé « improbable » le risque cancérigène du glyphosate, la substance utilisée dans les pesticides, notamment le Rondup (l’original ici). Mais ce n’est pas tout, si Ségolène Royale s’interroge sur le poids des lobbies à l’échelle européenne, il n’y a en effet plus trop quoi se poser de questions, quand une fois de plus, juste après l’interdiction par la France du bisphénol A au 1er janvier 2015, quelques semaines après, le mercredi 21 janvier 2015, l’autorité européenne de sécurité des aliments publiait un communiqué de presse ( ici) en titre, « L’exposition au bisphénol A ne présente pas de risque pour la santé des consommateurs ». Bisphénol A pourtant interdit dans les biberons européens depuis 2011.

À lire le mystère des pâquerettes carrées ( sujet reporterre ) photos de fleurs démormées.

Sur le photo montage apparaissent les livres :

« Intoxication », c’est le titre du livre choc publié par la journaliste Stéphane Horel.

Omerta dans les labos pharmaceutiques.Bernard Dalbergue

Pesticides : Révélations sur un scandale français de François Veillerette et Fabrice Nicolino  

 Par Simple citoyenne écrit le 26 11 2015, publié le 30 novembre sur Agoravox

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